Kinshasa : Internews renforce les capacités de ses partenaires en politique de gestion des subvention et outils de rapportage

Kinshasa : Internews renforce les capacités de ses partenaires en politique de gestion des subvention et outils de rapportage

Du 6 au 7 Septembre 2022, Internews a renforcé les capacités de ses partenaires subventionnés dans le cadre du projet « Renforcer les Radios Rurales en RDC (3R-RDC) », en matière de politique de gestion des subventions et les outils de rapportage, au collège Boboto à Kinshasa. La formation a permis de mieux comprendre certains des défis auxquels les partenaires locaux sont confrontés dans la gestion des sous-subventions et le niveau de ressources dont ils disposent pour résoudre ces problèmes.

 Les modules suivants ont été développés,  : Le Système d’octroi de Subventions par Internews, la gestion légale des ONG Locales en RDC, les Outils de planification des activités et  les éléments d’un rapport narratif périodique acceptable et viable.

 Sept organisations partenaires ont pris part à cette formation, venues de différentes provinces de la RDC à savoir : Habari RDC, Groupe Comédiens Citoyens (GCC), Les Amis de la Bonne Communication (ABCommunication), Association des Medias Associatifs et Communautaries de l’Equater (AMACEQ), Les Engagés, Œuvre De L’église De Réveil A L’Egalite Du Genre Au Congo (OEREGC), et  Radio Télévision LUMIERE.

Après la formation, les participants ont exprimé leur satisfaction notamment  Peter Ggbiako, journaliste et secrétaire exécutif de l’ONG AMACEQ qui s’est exprimé en ces termes : « je suis très content de participer à cette formation de mise à niveau des partenaires subventionnés sur la politique de gestion de subventions d’Internews et des outils de rapportage. C’est ma première fois de participer à une telle formation, elle a réellement été bénéfique pour moi et pour mon organisation. J’ai appris comment nous devons être en ordre avec les services de l’Etat congolais. En ce qui concerne la visibilité de nos activités, nous avons appris l’importance d’être sur les réseaux sociaux, parler de nos activités sur ces plateformes pour permettre à la communauté de prendre connaissance des activités que nous faisons. »

Mme Dorcas Biya, chargée de projets au sein de l’ONG Groupe des comédiens citoyens (GCC) a déclaré : « pendant ces deux jours de formation enrichissants et intenses, j’ai appris comment on rédige un bon rapport narratif, les éléments à mettre dans un rapport et ce qui ne doit pas y figurer, mais aussi l’importance d’associer les pièces justificatives dans le rapport. Nous avons appris comment promouvoir nos activités en assurant leur visibilité. Je remercie Internews pour cette formation, il y a beaucoup de choses que nous ne faisions pas avant, je dirai grâce aux notions acquises dans cette formation, que la réussite de nos projets est assurée. »

Cette formation a été rendue possible grâce au financement de la Coopération Suédoise (SIDA) dans le cadre du projet « Renforcer les Radios Rurales en RDC (3R-RDC) », qui a pour objectif général de promouvoir un secteur des radios communautaires plus ouvert et plus dynamique qui répond aux besoins d’information des citoyens dans les zones rurales (avec un accent sur les femmes et les jeunes) et renforce leur participation au débat public.Le projet de Renforcement des Radios Rurales en RDC (3R-RDC) contribue au programme Media Sector Development Activity (MSDA) financé par l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID), la Coopération suédoise et l’Agence suisse de développement.

RDC : Internews forme 29 formateurs en collecte des rumeurs sur les élections en 4 provinces.

RDC : Internews forme 29 formateurs en collecte des rumeurs sur les élections en 4 provinces.

Dans une série de formations qui a commencé à Goma le 2 aout dernier, Internews a outillé ses partenaires membres des Commissions Diocésaines Justice et Paix (CDJP) et ceux de Congo Check et Next Corp, en collecte de données sur les rumeurs, désinformations, mésinformations et discours de haine concernant les élections et le processus électoral. Après Goma, Bukavu et Kinshasa, Internews a clôturé cette formation à Mbandaka, province de l’Equateur, le 19 août dernier. 29 personnes ont été formées dont 9 femmes

Ces formations ont été organisées dans le cadre du projet Media Sector Development Activity par le biais du fonds EPP « Promoting Citizen Engagement through Accurate and Reliable Information on the Electoral Process in the Democratic Republic of Congo » visant à permettre aux citoyens de disposer d’informations précises et pertinentes sur le processus électoral en RDC.

« Cette série de formations était destinée aux formateurs de ceux qui vont collecter les feedbacks sur le terrain et en ligne sur les médias sociaux. Il s’agit des CDJP des 9 provinces et deux autres organisations spécialisées en collecte de feedbacks en ligne : Next Corps et Congo Check. Nous sommes en train de les outiller au travers des exercices pratiques qui puissent leur permettre de se familiariser avec l’outil de collecte des rumeurs, sur le terrain dans la communauté comme sur les médias sociaux » propos de Pierre Ndamwenge, Analyste de données d’Internews et formateur en collecte de données.

Fidele Kitsa, l’un des participants à la formation de Goma et membre de Congo Check, a manifesté sa reconnaissance en ces termes : « Je suis reconnaissant envers les organisateurs, car les notions apprises au cours de cette formation me seront importantes non seulement pendant cette période électorale mais aussi tout au long de ma carrière de journaliste. Avec cette formation, j’ai été outillé sur la gestion des rumeurs. J’ai compris que si les rumeurs ne sont pas bien gérées, elles risquent de causer des dégâts immenses, avec des conséquences multiples. Par rapport à l’usage de l’application de collecte que nous avons apprise, ce sont de nouvelles notions que j’ai reçues. Nous avons aussi pris soin d’émettre auprès des organisateurs des recommandations qui vont permettre au processus électoral en RDC de bien se passer grâce au travail que nous allons faire dans ce projet. »

Hélène Maseya, membre de la CDJP Kinshasa, a déclaré après la formation : « Je suis très satisfaite de la formation car elle m’a aidé à dissiper certaines confusions que j’avais sur les concepts des rumeurs. Cette formation nous a permis aussi de prendre conscience du danger des rumeurs si elles ne sont pas bien gérées. »

On espère que ces formations créeront un mécanisme permettant de mieux comprendre les préoccupations de la communauté par rapport au processus électoral. Elles renforcent les capacités des partenaires locaux (CDJP, CongoCheck et Next Corp) et les mettent dans une meilleure position pour répondre aux rumeurs, aux discours de haine, à la désinformation relative au processus électoral dans le but d’améliorer la compréhension des citoyens du processus électoral et d’inspirer leur participation active et pacifique aux élections.

Cette activité s’inscrit dans le cadre du Programme Media Sector Development Activity (MSDA) financé par l’Agence américaine de développement USAID avec les efforts conjoints des Coopérations Suédoise et Suisse.

Appel à candidature aux talents Kinois pour proposer des solutions digitales pour la gestion du contenu et des publicités des médias en ligne en RDC.

Appel à candidature aux talents Kinois pour proposer des solutions digitales pour la gestion du contenu et des publicités des médias en ligne en RDC.

L’Association des médias en ligne, Internews et Kinshasa Digital, accompagnés par le ministère du numérique organisent 4 concours de Hackathon : des événements réunissant des talents pour développer des solutions innovantes autour d’une thématique définie.

À ce jour, 3 hackathons ont été menés sur les problématiques suivantes:

  • La lutte contre les fake news dans les médias en ligne et la presse écrite. Le hackathon s’est tenu à Kinshasa en octobre 2021.
  • L’innovation dans les radios communautaires pour accroître les revenus et l’audience des radios, tenu à Goma en janvier 2022.
  • L’innovation dans la presse écrite pour optimiser sa monétisation, tenu à Lubumbashi en mai dernier.

Pour clôturer la série et préparer le dernier hackathon, un atelier en ligne visant à identifier les challenges rencontrés par les médias en ligne en RDC a été organisé le 05 juillet dernier, en présence des médias tels que Zoom Éco, Pepele News, Actualité.cd, 7sur7, Media Congo etc.

Le résultat dudit atelier a été un appel à idée pour une solution innovante qui devrait permettre aux médias en ligne de diversifier et gérer leur contenu et publicité.

Ce quatrième hackathon est consacré à la diversification et la gestion de contenu et publicité des médias en ligne en RDC et se tiendra à Kinshasa.

Notons que ces hackathons consacrés aux solutions pour les médias en RDC sont mis en œuvre par Internews à travers ses projets Médias Indépendants et Innovants (Médias2I) financé par l’Union Européenne et le programme Média Sector Development Activity (MSDA) par l’USAID et les coopérations suédoise et suisse.

Les développeurs, référents éditoriaux, blogueurs, marketeurs et graphic designers sont appelés à former des équipes de 3-5 membres maximum pour participer au hackathon.

L’équipe vainqueur remportera:

  • 2.500$
  • Un accompagnement technique
  • Une période d’incubation de 3 mois pour le développement d’une preuve de concept.
Chronologie Appel à candidature : 22 juillet 2022 Hackathon jour 1 :  02 septembre 2022 Hackathon jour 2 : 03 septembre 2022

Critères d’éligibilités :

  • Être disponible pendant les 2 jours du hackathon
  • Être disponible pour les 3 mois d’incubation

Lien de participation:  https://africandigitalstory.com/challenge/media/media-app-challenge

La cérémonie de clôture du Media App hackathon  sur l’information électorale marquée par la visite du Secrétaire d’Etat américain, Anthony Blinken

La cérémonie de clôture du Media App hackathon  sur l’information électorale marquée par la visite du Secrétaire d’Etat américain, Anthony Blinken

Ce mercredi 10 août 2022 a eu lieu la cérémonie de clôture du hackathon sur l’information électorale organisé par Kinshasa Digital en collaboration avec le Ministère du Numérique à Silikin Village avec l’appui technique d’Internews. Cette seconde journée du hackathon a été marquée par la visite du Secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, en RDC pour une visite officielle de deux jours et du président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

Ce dernier s’est entretenu avec les jeunes participants sur les solutions numériques innovantes qu’ils ont proposées pour améliorer l’accès des communautés à l’information électorale.

Après le départ du Secrétaire d’Etat, les jeunes participants ont présenté leurs solutions aux invités et aux membres du Jury : Mr Jean Baptiste ITIPO (directeur de communication à la CENI), Mr Jean-Michel Mvondo (Secrétaire Exécutif du RECIC), Mme Lydie Kapinga ( Spécialiste de l’information électorale, Internews) et Mlle Thesy Nyembo Mbwese, développeuse.

L’équipe gagnante de ce hackathon de Kinshasa est Smart Tech qui propose de développer une application web et une application mobile. Ces plateformes permettront de rassembler les informations sur la CENI et des annonces sur les procédures électorales. Cette solution est adaptée aux personnes à mobilité réduite et permettra aux membres de la diaspora de se faire enrôler et voter à distance, si cette possibilité leur est ouverte.

Cette équipe bénéficiera pendant 3 mois de l’accompagnement de Kinshasa Digital pour finaliser son projet et d’une contribution de 2500 dollars américains pour le développement du projet.

Cette activité a été rendue possible grâce aux fonds du programme Media Sector Development Activitty (MSDA) financé par l’USAID et les coopérations suédoise et suisse.


Equateur : L’engagement communautaire, un aspect clé ayant contribué à la fin d’Ebola à Mbandaka

Equateur : L’engagement communautaire, un aspect clé ayant contribué à la fin d’Ebola à Mbandaka

Le succès de la fin de l’épidémie d’Ebola a reposé principalement sur l’engagement communautaire, un des piliers de la riposte rapide qui a contribué à stopper les cas des nouvelles infections à d’Ebola à Mbandaka en Equateur.

Quarante-deux jours après qu’aucun cas de maladie à virus Ebola n’ait été signalé dans la ville de Mbandaka et de Wangata, la population de la ville de Mbandaka se trouve dans la période de résilience depuis la déclaration de la fin de cette épidémie le 04 juillet 2022. Pendant la période de résilience, les communautés sont appelées à l’observance stricte de mesures de protection notamment, le lavage de mains à l’eau et au savon, l’interdiction des salutations par la main, l’interdiction à la manipulation des cadavres, l’interdiction à la consommation des animaux trouvés morts. C’est au cours de cette période qu’interviendra la fermeture des deux centres de traitement d’Ebola situés dans les deux communes de la ville de Mbandaka. Si la fin d’Ebola à Mbandaka est devenue une réalité c’est à cause d’une part de l’engagement de toute la communauté à combattre ce fléau à travers l’observance des mesures barrières et d’autres part l’adhésion d’un nombre suffisant à la vaccination contre la pandémie.

La fin de la 3ème épidémie d’Ebola à Mbandaka : un arbre qui cache la forêt

Derrière le succès d’éradication de la 3ème épidémie d’Ebola à Mbandaka se cache le travail acharné d’engagement communautaire réalisé par les ONG locales comme l’Association des Médias Communautaires de l’Equateur et des ONGs Internationales comme Internews et OMS. L’engagement Communautaire consiste à reconnaître et valoriser les membres de la communauté en tant que partenaires égaux, de s’assurer que leurs opinions sont entendues et prises en compte dans la conception de la stratégie de lutte contre la maladie.

C’est grâce à cette stratégie de communication que l’on a pu avoir la participation de la communauté locale dans la lutte contre Ebola.  « La participation aux clubs d’écoute nous a permis de rencontrer les experts et de leur poser des questions que nous récoltons auprès des jeunes du quartier », déclaration de Roger PENGO, un habitant du quartier MUBENGA dans la zone de santé de Wangata en Ville de Mbandaka. Pour Roger, entendre la voix des membres de la communauté soumettre leurs préoccupations et trouver des réponses à cela a provoqué une forte admiration de leur personne de se sentir impliqué directement dans la lutte contre Ebola.

Un responsable d’une ONG locale se faisant vacciner après une séance d d’engagement communautaire Focus groupe avec les femmes à Mbandaka. Crédit photo AMACEQ

Pour arriver à engager la communauté dans toute sa diversité, l’ONG AMACEQ avec l’appui d’Internews contribue aux efforts du ministère de la santé et des autres partenaires à travers la production des bulletins d’informations radio dénommé TOBENGANA Ebola. Produit 3 fois la semaine et diffusé plus de 3 fois par jour dans au moins 4 radios communautaires de Mbandaka. Ces productions traitent des questions recueillies au cours des tables rondes, des discussions et ou causeries éducatives, des focus group mais aussi de l’actualité. Jusqu’au mois de juin 2022, les activités d’engagement communautaires sont parvenues à réunir plus 700 personnes parmi lesquelles 300 femmes. Ces activités ont permis de collecter plus ou moins de 500 rumeurs au total. Le bulletin OYO TOWUTI KOYOKA (en français : ce que nous venons d’entendre) a fourni des réponses à plus ou moins 30 rumeurs jusqu’en juin 2022.

Les groupes marginalisés au cœur de l’action d’engagement communautaire

Fort de son expérience en matière d’engagement communautaire des groupes marginalisés et de son expertise dans la lutte contre les fausses informations, Internews a avec son partenaire AMACEQ tenu à faire participer beaucoup plus différentes catégories des minorités dont les handicapés, les femmes et les vieillards dans ses activités. La participation de toutes les couches de la communauté dans la lutte contre la MVE a permis d’engager les Ebola-scéptiques dans cette lutte sanitaire. Ceci a provoqué un changement positif dans la communauté.

« Au cours de l’une des séances de club d’écoute organisées à Mbandaka, une des participantes alors farouche au message de sensibilisation contre Ebola, et dont l’enfant était déclaré cas contact  dans l’entourage d’une personne infectée par Ebola, a fini par déclarer que son enfant était en contact avec la personne infectée et qu’il fallait l’emmener pour le faire examiner. Cette révélation été faite après la séance d’écoute et de discussion sur la thématique relative à la surveillance à base communautaire.  C’est juste après avoir déchargé son fils après un moment de suivi qu’elle est devenue convaincue des messages partagés dans les focus groupes organisées » nous a déclaré le responsable de l’AMACEQ, Peter GBIAKO.

D’un autre côté, Madame Pamela INGELE, du quartier IKONGO, toujours dans la commune de Wangata, a exprimé sa joie de voir que juste après la déclaration de Ebola, rien n’a attendu pour que la voix de la femme de Wangata se fasse entendre. « Cette implication a soulagé les inquiétudes des femmes qui pensaient que les questions épidémiques ne concernaient que les hommes » a-t-elle fait savoir avant d’ajouter que le fait d’aborder des questions de vaccination anti-Ebola à la lumière des questions relatives à la santé de la reproduction avec les femmes dans un focus groupe, a été une opportunité pour les femmes rurales de s’exprimer librement avec toute considération.

Focus groupe avec les femmes à Mbandaka. Crédit photo AMACEQ

Un engagement communautaire tous azimuts : près d’un million des personnes atteintes sur les réseaux sociaux

La diversification des activités d’engagement communautaire a permis non seulement de collecter les feedbacks de la communauté à la base et sur les réseaux sociaux mais a aussi permis de partager le retour d’informations vérifiées à travers les mêmes canaux de communication pour atteindre un nombre significatif.

Au 30 juin 2022, 20 publications faites sur la plateforme sociale facebook ont touchées plus d’un million des personnes avec plus de 900 milles lectures et 41 milles engagements toutes publications confondues. https://www.facebook.com/TobenganaEbola/                       

Au moins 52 programmes radio sont produits en lingala et français au 30 juin et diffusés plus de 3 fois la semaine dans 4 radios partenaires.  « L’intérêt qu’a suscité la diffusion des productions d’Amaceq auprès des auditeurs a poussé la direction de la radio à multiplier le nombre des rediffusions des programmes. Nous sommes quittés de 3 diffusions à 10 diffusions par jour à la grande satisfaction des auditeurs » déclare le directeur de la Radio Zoé (une radio communautaire de émettant à Mbandaka), Junior IFUFA dans une interview accordée à l’AMACEQ.

Dans une interview accordée aux journalistes de AMACEQ le 11 juillet, le Maire de la ville de Mbandaka, DIDI EDADA a félicité les partenaires impliqués dans la communication pendant la période Ebola dans sa ville et a assuré que c’est grâce aux activités d’engagement communautaires que la population s’est approprié la lutte contre la maladie. « Ceci est la raison pour laquelle la riposte a été rapide avec une réalisation efficace » a-t-il ajouté.

Après la déclaration de la fin de l’épidémie d’Ebola à Mbandaka et sur toute l’étendue du territoire national, les productions AMACEQ et Internews focalisent sur les questions de résilience et de sensibilisation dans la communauté pour réduire les chances de survenance d’une autre maladie similaire et de Ebola.

Fréderic ALINABO

Lubumbashi :  Table ronde sur la participation politique de la femme face à la réforme électorale

Lubumbashi :  Table ronde sur la participation politique de la femme face à la réforme électorale

Le 26 juillet 2022, il s’est tenu à Lubumbashi une table ronde organisée par l’Union Nationale de la Presse Congolaise (UNPC) du Katanga avec l’appui technique d’Internews en collaboration avec NDI sous le thème : « La participation politique des femmes face à la réforme électorale ». Cette activité a réuni plus de 50 personnes au Centre Arrupe de Lubumbashi parmi lesquels les membres des partis politiques, la société civile et les journalistes.

Les échanges ont tourné autour de 3 sous-thèmes à savoir :   « Les réformes et opportunités qu’offre la nouvelle loi électorale pour les candidatures de femmes »,  « Comment les partis politiques peuvent aider les femmes candidates à surmonter leurs difficultés et à réaliser leurs aspirations politiques », et  « les Stratégies et rôle des femmes pour stimuler leur participation au processus électoral et l’élection de femmes candidates ».

Me Flora Angelani Mbuyu , conseillère spéciale du Gouverneur du Haut-Katanga en matière juridique, qui a développé le premier thème, a conclu qu’il n’y avait pas d’avancée en ce qui concerne l’article 13 de la loi électorale, car celle-ci n’est accompagnée d’aucune mesure contraignante. Ainsi, elle a invité les femmes à se battre pour mériter leur alignement sur les listes des partis et regroupements politiques.

Le deuxième thème a été présenté par Mme Clotilde Mutita, Coordonatrice adjointe chargée de la mobilisation et formation idéologique dans le parti Ensemble pour la Republique, qui a émis son vœu en ces termes : « il faut féminiser le monde politique et pour cela, l’on a besoin juste de la volonté politique et de légiférer en faveur de l’égalité des chances. Le monde politique est très masculin. Il faut jouer à l’équilibre relatif au genre. »

Mme Eudoxie Mwange, Journaliste à la RTNC Katanga, qui est intervenue en dernier lieu, a déclaré que l’homme n’a jamais été un obstacle pour l’émergence de la femme. Selon elle, il appartient à la femme de se battre et savoir ce qu’elle veut. Comme stratégie, elle a évoqué le fait que la femme congolaise devrait bien maîtriser sa circonscription électorale, superficie et les différentes catégories de personnes qui y vivent, mettre du sérieux dans le choix du directeur de sa campagne et ne négliger aucune catégorie d’électeurs.

Cette table ronde a suscité un grand intérêt chez les participantes qui n’ont pas manqué de l’exprimer. Mme Dorcas Tshika, de la plateforme « Rien sans les femmes » a émis le vœu de voir ces genres d’activités se répéter. Elle avoue que cet échange, l’a aidé à mieux comprendre les véritables défis que doit relever  la femme pour être alignée sur les listes des candidats des partis et regroupements politiques.  Les femmes sont valablement représentées dans les partis politiques à un certain niveau, mais au moment du dépôt des candidatures, les femmes sont minoritaires. De telles échanges les amènent à réfléchir sur les véritables problèmes à résoudre, a -t-elle conclu.

A l’issu des échanges houleux, tous étaient d’accord sur le fait que les femmes doivent se prendre en charge et se battre pour arracher leur alignement sur les listes des partis politiques ; Pourquoi pas inciter les femmes à créer aussi leurs propres partis politiques.

Il sied de signaler que cette table ronde est la première d’une série des tables rondes qui seront organisées avec des partenaires locaux sur le processus électoral et sur la nouvelle loi électorale avec le soutien d’Internews et NDI.

Cette activité a été soutenue par Internews dans le cadre du programme Media Sector Développent Activity (MSDA) financé par l’agence américaine de développement USAID ainsi que les Coopérations Suédoise et Suisse.